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dimanche 7 juillet 2013

Quelques buprestes (1) ... Ovalisia mirifica, Capnodis tenebrionis, Capnodis tenebricosa, Buprestis novemmaculata, Buprestis octoguttata, Ptosima undecimmaculata, Melanophila picta, Anthaxia nitidula, Anthaxia manca, A. candens, A. ignipennis, A. fulgurans, A. scutellaris, A. hungarica, Agrilus biguttatus, A. ater.

C'est une famille de coléoptères haute en couleurs, à la carapace le plus souvent ornée de teintes vives et métalliques, rehaussée de contrastes et de rutilances à même d'inspirer, si ce n'est déjà fait, plus d'un joaillier ...
Leurs larves sont xylophages, ou phytophages, et les adultes sont actifs aux heures chaudes, près de leurs plantes hôte. La plupart d'entre-eux vole très bien et leur approche n'est pas toujours aisée.
En France, ces insectes particulièrement thermophiles sont surtout représentés par des espèces méditerranéennes, la diversité de cette famille s’amenuisant à mesure que l'on remonte vers le Nord.


Ovalisia mirifica (8-14 mm), un joyau plutôt méridional parfois visible sur les ormes.

Ovalisia mirifica, le portrait.


Le même préparant son envol.

Il existe deux autres espèces d'aspect très semblable à Ovalisia mirifica : Ovalisia decipiens, qui vit sur les saules et O. rutilans qui se développe sur les tilleuls.
Ces espèces sont également proches de Ovalisia festiva, le bupreste du genévrier, maintenant commun sur les tristement abondants thuyas. Comme c'est une jolie bête et qu'elle contribue à la destruction de ces parpaings végétaux, je vous la remets (elle est déjà évoquée dans "les insectes du potager").


Ovalisia festiva (7-11 mm), une espèce autrefois uniquement présente sur les genévriers et assez rare, maintenant fréquente sur les thuyas.
 
Voilà par exemple à quoi peuvent ressembler les buprestes, mais il en est de nettement moins colorés comme ces Capnodis, plus brillants par leur discrétion que par tout autre "artifice"...


Capnodis tenebrionis, une grosse espèce (15-27 mm) commun dans le Sud, sur divers arbres fruitiers.



La larve de ce bupreste se développe aux dépends des racines des rosacées sauvages (prunellier) ou cultivées (abricotier, pêchers ...).


Portrait du Capnodis tenebrionis.
Une espèce proche, Capnodis tenebricosa, a l'habitude peu répandue chez cette famille de vivre au sol, dans les lieux secs où elle recherche les oseilles (Rumex) dont les racines nourriront sa larve.

Capnodis tenebricosa, un autre bupreste discret malgré sa taille (11-19 mm).

Parmi les espèces "septentrionales", que l'on peut rencontrer au Nord de la Loire, il y a cette espèce, visible, quand elle est présente, sur les troncs ou les souches fraîchement coupés de pin sylvestre : Buprestis novemmaculata.


Buprestis novemmaculata (13-20 mm), une espèce au nombre de taches variable, assez commune, surtout dans le sud.

Son proche parent, le Buprestis octoguttata, qui vit lui aussi sur les conifères, est de tendance méditerranéenne plus marquée mais est assez communément observable sur les troncs morts et parmi les aiguilles de ses arbres hôtes.


Buprestis octoguttata (9-14 mm), une espèce plus colorée et au nombre de tache plus constant que le bupreste précédent.


Des irisations bleu-violet métallique soulignées de jaune-pâle mat...


Buprestis octoguttata de profil.

Puisque nous sommes chez les buprestes à taches jaunes, restons-y avec cette espèce assez variable, commune dans une large partie du pays et qui se développe sur les prunelliers : Ptosima undecimmaculata.


Ptosima undecimmaculata (7-13 mm), une espèce d'aspect variable
 
Un autre spécimen !

Le Melanophila picta n'est pas spécialement méditerranéen et peut être observé sur les troncs de saules et de peupliers récemment abattus. Encore une espèce à pois jaunes ...


Melanophila picta, une assez grosse espèce (9-14 mm), active par temps chaud et présente dans une large partie de l'"hexagone".


Parmi les espèces "remontant" haut vers le Nord, il se trouve l'Anthaxia nitidula, communément visible sur toutes sortes de fleurs et dont la larve vit dans les petites branches de diverses rosacées.


Anthaxia nitidula (5-7 mm), un mâle (les femelles ont souvent le thorax et la tête rouge doré).


Une autre espèce, Anthaxia manca, aussi largement présente en France, se rencontre principalement sur les ormes mais je l'ai observée à plusieurs reprises sur des peupliers fraichement abattus.


Anthaxia manca (7-11 mm), une espèce assez fréquente.


Anthaxia manca, le profil.


Profitant de l'abandon de nombreux arbres fruitiers, l'Anthaxia candens est un coléoptère qui semble en expansion même si il n'est pas aussi souvent observé que les deux espèces précédentes.


Anthaxia candens (7-11 mm) et ses contrastes colorés.


Le même, de profil.


Parmi les espèces proches, Anthaxia ignipennis est beaucoup plus méridional, mais sa larve apprécie aussi les pruniers. Les adultes peuvent être vus sur diverses inflorescences, aux heures les plus chaudes.


Anthaxia ignipennis (6-8 mm), une espèce présente dans le sud de la France et en Espagne.

Plus largement présente en France, l'Anthaxia fulgurans se distingue d'autres Anthaxia "jumelles" par ses fossettes du thorax (pronotum) très marquées et les gros points bordant l'extrémité de ses élytres.


Anthaxia fulgurans (4-7 mm), une petite espèce liée aux rosacées.

L'espèce suivante est franchement méditerranéenne et sa larve se développe aussi bien dans les branchettes de feuillus que de résineux. Les adultes sont visibles de mai à juillet.


Anthaxia scutellaris, une espèce du sud mesurant de 5 à 8 mm


La plus grosse espèce d'Anthaxia de France (7-15 mm) est commune dans le midi où les adultes sont facilement visibles sur les fleurs, d'avril à août. Les larves de cette espèce se développent dans les chênes. Voici donc l'Anthaxia hungarica, au dimorphisme sexuel marqué.

Anthaxia hungarica mâle.


Anthaxia hungarica femelle.

Plusieurs espèces d'Anthaxia ne sont pas aussi colorées que celles précédemment illustrées, comme, par exemple, celle-ci :


Une Anthaxia d'environ 6 mm, plus "discrète" mais d'identification difficile...



Les Agrilus forment un groupe assez homogène d'aspect, souvent impossible à identifier à l'espèce sans l'examen du dessous de l'abdomen. Certains sont cependant suffisamment caractérisés pour être complètement nommés, c'est le cas des deux espèces suivantes.

Agrilus biguttatus, un "gros" (9-12 mm) Agrilus, commun dans les forêts de chênes, partout en France.

Agrilus ater (7-11 mm), une espèce plus rarement observée mais qui peut localement abonder sur les troncs de peupliers ou de saules fraîchement abattus.

Quelques autres, restés "anonymes" ...

Agrilus sp. (5-6 mm)

Agrilus sp. (7-8 mm)

Encore un Agrilus sp.
Un Agrilus, toujours anonyme à l'espèce, mais avec des antennes particulières.

Le même, de profil.